«La précarité dans le travail s'est imposée comme une norme», tribune de Simon Jolles et Nelly Morisot publié dans Marianne

Publié le par regardsdegauche.over-blog.com

titre 1160408La valeur travail, une notion que la droite en campagne ne cesse de ressasser. Tous deux membres du PS, Nelly Morisot, professeur d’économie, et Simon Jolles, ingénieur, décryptent cette « escroquerie intellectuelle ». Le travail selon l'UMP ? Une « dialectique du maître et de l’esclave revisitée par le libéralisme ».

 

953338-1125504.jpg(Steve Berry - Flickr - cc)

La valeur travail est de retour. Le thème de campagne de la droite libérale, défendue par des gens qui ne savent pas ce que peut être l’aliénation par le travail, et reprise en cœur par des éditorialistes, consultants boursiers, et autres « spécialistes » économiques autoproclamées, aussi étrangers au monde du travail que Madame Parisot aux « trois huit ». 


 Les défenseurs de la dérégulation à tous crins jouent habilement sur l’ambiguïté entre la valeur travail (vous devez travailler, à n’importe quel prix, car « cela est juste et bon ») et la valeur du travail (votre labeur vaut quelque chose et doit être reconnu). Quand leurs panglosseries vous promettent la seconde, leurs juristes font en sorte de mettre en place par la loi les conditions pour que vous acceptiez la première. 


 L’escroquerie intellectuelle pourra d’autant plus facilement se poursuivre qu’elle ne trouve pas de contradicteur cohérent. L’offensive vient de loin, et dure depuis quelques décennies, plus précisément de la période Reagan-Thatcher, et de la course à la flexibilité. Elle a pourtant été bien documentée, de Loïc Wacquant (Les prisons de la misère) à Richard Sennett (Le travail sans qualités). Lire la suite

 

Publié dans Dans la presse

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